La chambre nommée d'après Bianca Bianchi, messagère partisane et mère constituante. Une chambre double au premier étage, salle de bain partagée, fenêtres donnant sur les bois.
Réserver →Bianca Bianchi naît à Vicchio del Mugello le 31 juillet 1914, dans une famille paysanne. Elle obtient en 1938 un doctorat en philosophie à l'Université de Florence et enseigne dans les lycées de la province. Après le 8 septembre 1943, alors que la Ligne gothique traverse le Mugello, elle rejoint la Résistance sous le pseudonyme de « Stella ».
Elle devient messagère de la brigade Garibaldi « Vittorio Sinigaglia–Lavacchini », active dans les bois du Monte Giovi, à quelques kilomètres de la maison. Le rôle des messagères dans le Mugello est documenté dans l'ouvrage de Luigi Falossi Monte Giovi: la Resistenza nel Mugello (Pagnini Editore, 2004).
Le 2 juin 1946, aux élections pour l'Assemblée constituante italienne, Bianchi est élue dans la circonscription Florence–Pistoia sur la liste du Partito Socialista Italiano di Unità Proletaria avec 15 057 voix de préférence — le meilleur résultat personnel d'une femme candidate en Italie. Elle fait partie des 21 « mères constituantes ». À l'Assemblée, elle intervient notamment sur les droits des enfants nés hors mariage (art. 30) et sur l'égalité scolaire.
Réélue au Parlement en 1948 et 1953, elle sera ensuite vice-présidente du conseil provincial de Florence de 1970 à 1985. Elle meurt à Florence le 9 juillet 2000. À Vicchio, une bibliothèque et une rue portent son nom ; la Province de Florence lui dédie le prix annuel « Bianca Bianchi » pour la recherche historique sur la Résistance.
Je pense à grand-père Angiolo, et combien il avait raison quand je commençais ce travail : tu es une femme.— Bianca Bianchi, Journal d'une parlementaire